Les Tontons Afro souhaitent développer la première franchise de restaurant africain en France, basée sur une cuisine fusion et cosmopolite qui reprend les codes des plats de leur enfance.

Les Tontons Afro : pourquoi j’ai investi‌ ?

Tonton Gaudrey et Tonton Freddy ont décidé de participer à l’émission QVEMA du 28 janvier pour tenter de trouver 160 000 € via un nouvel associé.

Lorsque je suis rentré sur le plateau, où une vague installation d’inspiration africaine mettait en lumière une table et des chaises, je me suis immédiatement fait la réflexion que j’allais passer, car ce n’était pas un projet pour moi. N’ayant quasiment jamais mis les pieds en Afrique et ayant une expérience proche de zéro en restauration, je ne voyais pas bien en quoi ce projet allait pouvoir m’inspirer.

J’étais en fait très frustré par cette première impression, car c’était pour moi la première journée de tournage de l’émission, j’avais déjà passé sur deux projets, et je brûlais de m’investir et de participer à de nouvelles aventures !

La présentation

Quand Gaudrey et Freddy, ch’tis d’origine camerounaise, ont débarqué sur le plateau avec un look de sapeur bien étudié, j’ai tout de suite été emballé par leurs personnages. Même si le contexte business général ne me parlait pas beaucoup, j’ai eu en les voyant un fort regain d’intérêt pour écouter ce qu’ils avaient à nous dire.

Le pitch est simple : aujourd’hui il existe des chaînes de restaurant pour pratiquement toutes les origines gastronomiques. Chinois, thaïlandais, américain, indien, italien, grec, mexicain… Mais pratiquement rien en enseigne basée sur la cuisine africaine. Et pourtant, l’envie et la demande ne manquent pas ! Les Tontons Afro proposent donc de lancer un concept de franchise de restaurant proposant des plats de différents pays d’Afrique à un prix très abordable dans une ambiance familiale et chaleureuse. Pour cela, ils ont besoin de 160 000 € et proposent en échange 20 % des parts de leur entreprise. Leurs objectifs sont ambitieux avec la volonté d’ouvrir 25 points de vente en moins de 5 ans.

Si le projet n’en était qu’à ses prémices, les tontons avaient déjà testé avec succès leur concept en opérant des restaurants éphémères. Les clients avaient été au rendez-vous, et les centaines de couverts servis se sont révélés très utiles pour construire le business plan.

Nous avons eu ensuite droit à une dégustation, et moi qui n’aime pas trop les épices j’avoue que j’ai eu une petite appréhension avant de plonger ma fourchette. Mais la cuisine était au contraire très adaptée à un goût cosmopolite et je me suis régalé !

© Serge ARNAL / M6

Le retournement

L’opportunité de développer une franchise de restaurant africain m’a immédiatement interpellée. Sans être un connaisseur du secteur, je n’ai pu que me rendre à l’évidence qu’il n’existait en effet aucune franchise qui répondait à ces critères, et je n’avais que peu de doute quant à la demande ou l’intérêt pour un tel produit.

Et puis surtout ce qui m’a vraiment convaincu, ce sont les deux tontons, Gaudrey et Freddy. Non seulement leur présentation était solide et ils connaissaient bien leurs chiffres, ce qui est de nature à inspirer confiance, ils avaient l’air de maîtriser un art essentiel pour leur projet : le marketing.

En effet, construire une franchise à ambition nationale, ce n’est pas la même chose que d’ouvrir un restaurant. Non pas que l’un ait plus de mérite que l’autre, mais les compétences essentielles diffèrent. Pour créer un concept qui plaît et qui a la capacité de se déployer, il faut être capable non seulement de raconter une histoire, mais de la vendre !

Le fait d’avoir créé ces deux personnages de tonton, reprenant de manière originale les codes très visuels et sympathiques de la sapologie, était pour moi la preuve qu’ils avaient tout compris et qu’ils étaient sur la bonne voie.

Alors que j’avais commencé le pitch avec un intérêt proche de zéro, voilà que je commençais sérieusement à m’exciter sur leur projet ! Ils avaient réussi à me faire faire un 180°, mais il restait tout de même un problème important.

© Serge ARNAL / M6

L’hésitation

La restauration, je n’y connais rien. Le développement d’une franchise, jamais fait ! Je n’avais d’un point de vue opérationnel et métier que peu de chose à apporter au projet. Je n’étais du coup pas vraiment en mesure d’analyser les chiffres avancés lors du pitch.

C’est pour cela que j’ai interpellé Marc Vanhove, grand spécialiste du secteur, pour lui demander ce qu’il en pensait. Et sa réponse a été plutôt rassurante, validant la bonne tenue des chiffres sur le principe.

Alors devais-je vraiment plonger dans un univers que je ne connaissais pas ? Pourrais-je vraiment leur apporter ce dont ils avaient besoin pour avancer ?

Lorsque j’ai décidé de participer à l’émission, j’avais été séduit par l’idée que je serai mis face à des projets non technologiques, que je n’aurais probablement jamais pu voir autrement. De plus, si je regarde mon parcours, j’ai quand même eu une tendance à me lancer dans des domaines que j’étais loin de maîtriser. Parfois, l’enthousiasme et l’envie suffisent à être des moteurs de succès !

Alors je me suis décidé, je voulais participer à l’aventure.

La proposition

Se posait ensuite la question épineuse de la valorisation de l’entreprise. Exercice compliqué en temps normal, celui-ci relève quasiment de l’impossible sur le format court imposé par la production de l’émission. Le besoin annoncé était de 160 000 €, ce qui ne peut pas être changé, mais l’offre de 20% des parts en échange ne me semblait pas à la hauteur du risque associé.

L’entreprise était en effet uniquement au stade du projet. Pas encore de chiffre d’affaire, pas de premier restaurant ouvert, pas de bible du franchisé rédigé. Bref, absolument tout à faire. Alors j’ai décidé de construire ma proposition comme étant un troisième associé dans l’aventure, un troisième tonton si l’on veut.

J’ai donc demandé 30%, reconnaissant qu’ils devaient chacun tout de même garder un pourcentage supérieur au mien. Les autres investisseurs ont passé, et les tontons se sont retrouvés face à une décision sur ma proposition.

Après une courte période de réflexion, ils ont accepté mon offre et c’est ainsi que je me suis retrouvé associé dans une future chaîne de restauration africaine !

© Serge ARNAL / M6

Le commencement

Le tournage a eu lieu au début de l’été 2019, et depuis il s’est passé beaucoup de choses. Déjà, il a fallu créer les différentes structures (la holding qui détient la franchise, et la société opérationnelle qui va exploiter le premier restaurant). Un gros travail a été fait sur la marque et son design, afin d’être à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’une franchise nationale.

Et puis surtout il a fallu trouver un local pour le premier restaurant, et un partenaire bancaire pour financer son équipement et son ouverture ! Rien n’a été simple, et les tontons ont pu bien profiter de l’ascenseur émotionnel offert en prime avec la création d’une entreprise.

Mais après moult péripéties, le lieu a été trouvé, et le crédit a été signé ! Les tontons travaillent d’arrache-pied sur son installation afin d’ouvrir le plus rapidement possible et vous faire découvrir leur cuisine.

Pour être tenu au courant de l’ouverture du premier restaurant, et recevoir les news des Tontons Afro, je vous invite à visiter leur site https://www.lestontonsafro.fr

Source : ericlarcheveque.com